Animer la partie en jeu

Faire découvrir le jeu de rôle à partir d’un scénario fantastique

Pour la toute 1ère animation ludique de Footbridge dans le cadre du festival « Celui qui Hante » au centre culturel de l’Être Lieu à Arras (Pas-de-Calais) , un scénario fantastique au format « table ouverte » s’imposait pour explorer cette thématique tout en faisant découvrir au grand public ce qu’est le jeu de rôle. Un nouveau défi à relever ! Quelles sont les clés pour y arriver ? Un article de Véronique Lejeune.

Fond et univers

En l’occurrence ici, nous sommes sur une thématique culturelle et donc littéraire. Le choix d’aller vers une histoire inspirée de Lovecraft allait donc assez vite s’imposer. La première question qui vient à l’esprit de tout meneur : faut-il incorporer dans le scénario des éléments du Mythe de Cthulhu pour des joueurs débutants qui risquent de ne rien savoir à ce sujet ?

Bien sûr que oui ! Avoir des connaissances lovecraftiennes n’est pas une condition sine qua non pour découvrir l’univers, bien au contraire ! Après tout, les personnages dans la fiction sont des gens comme tout le monde qui sont confrontés à l’inconnu. Ce ne sont pas des experts du Mythe, ils le découvrent !

Les néophytes incarneront d’autant mieux leur personnage par rapport à des joueurs vétérans qui ont tout vu, tout lu (chez le néophyte, le joueur en sait autant que le personnage : pas de risque qu’un des joueurs ruinent l’ambiance de la partie avec une remarque du type « Ah ok, c’est un Shoggoth »). Ceci contribuera à renforcer les liens entre les PJ et à intensifier l’atmosphère autour de la table de jeu. Un régal à la fois pour les joueurs et le meneur qui n’a pas à craindre les spoils malheureux !

Et en plus, cela permet de donner une caution culturelle au scénario : le meneur donnera certainement envie aux joueurs débutants de prolonger leur expérience de jeu en se plongeant dans les nouvelles de Lovecraft pour y retrouver l’ambiance de la partie. C’est là l’un des avantages de jouer dans un univers inspiré de récits d’auteur.

Description et ambiance

Faire découvrir un scénario fantastique sur la hantise et l’obsession au grand public dans de bonnes conditions n’est pas une question de fond mais plutôt de forme.

En effet, l’enjeu consiste à bien gérer le côté horrifique de la partie, surtout si le public est familial, ce qui est très souvent le cas sur ce type d’animation. Il est primordial de s’adapter aux personnes que l’on a en face de soi et il faut savoir rester dans le fantastique et ne pas basculer dans l’horreur pure et le gore.

Tout se joue donc au niveau du style de maîtrise : il faut en dire assez sans en dire trop !

Le meneur doit trouver un juste équilibre entre ce qu’il peut décrire, ce qu’il peut montrer et ce qu’il doit laisser dans le flou et soumis à l’imagination des joueurs. La tonalité du meneur est cruciale et il faut savoir doser l’effet de surprise : inutile de traumatiser les joueurs. Il faut savoir pimenter un peu la partie sans toutefois la rendre trop intense ou trop indigeste surtout si le public est hétéroclite.

 

Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que le contenu du scénario se suffit à lui-même et pas besoin d’en faire des tonnes pour avoir l’effet escompté : la découverte du jeu de rôle sera déjà un grand pas à franchir pour vos débutants donc inutile d’en faire dans l’excès à côté.

Pour voir tout cela à l'oeuvre, rendez-vous le jeudi 28 mars 2013 à L'Être Lieu à Arras 21 Boulevard Carnot de 17h à 20h pour participer à cette grande première : "Une nuit dans la maison hantée" dans le cadre du festival "Celui qui hante". 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir