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Moi, rôliste… ce que m’a apporté le jeu de rôle (1/2)

Moi, rôliste

Pour une fois, cet article ne sera pas un article de conseils aux MJ. Mais ma participation au « blog carnaval » Moi, rôliste visant à mieux expliquer et mieux décrire le jeu de rôle et ses apports. Cette opération est du 17 au 30 juin, nous allons donc en faire un feuilleton en plusieurs parties !

Un loisir hors du commun

Que m’a apporté le jeu de rôle ? Avant de parler d’apports pédagogiques, culturels, ou humains, n’oublions pas le cœur du sujet : le jeu de rôle est avant tout un jeu, un loisir, une passion, un hobby. Et à ce titre, il n’a pas forcément besoin d’apporter « autre chose » que le dépaysement, le divertissement, l’ailleurs, ce petit moment où l’on peut s’amuser à être un autre, à « jouer à faire semblant », comme quand on jouait à la marchande ou aux cow boy et aux indiens étant petits, sauf que pour que ce soit plus drôle on y a rajouté quelques règles de fonctionnement, des systèmes de règles et des univers plus fouillés. Le jeu de rôle m’a donc apporté un loisir, un divertissement, une évasion, ce petit moment d’ailleurs, sans forcément nécessiter un énorme budget : avec quelques dés, feuilles, livres, et quelques personnes autour d’une table on peut raconter et créer ensemble des histoires fantastiques et limitées uniquement par l’imagination des participants. Jouer à être un autre, devenir le héros d’une histoire (côté PJ) ou bien la mettre en scène, devenir le conteur, le metteur en scène, le réalisateur d’une grande fresque (côté MJ), voilà donc ce que m’a permis et ce que me permet toujours le jeu de rôle. Un beau loisir, prenant, vivant, social et peu coûteux.

Communication, tchatche et art du conte

L’une des principales caractéristiques du jeu de rôle, c’est son oralité. Le jeu de rôle, en faisant simple, ce sont des gens qui se réunissent autour d’une table, dans une « sorte » de jeu de société, où ils vont jouer un personnage et raconter ensemble une histoire dont leurs personnages seront les principaux protagonistes. Une grande partie du jeu passe donc par l’expression orale. Et clairement c’est l’un des premiers apports du jeu de rôle : j’étais un enfant timide, renfermé, toujours plongé dans ses livres, et je suis devenu un adolescent à l’aise à l’oral, éloquent, qui sait parler et s’exprimer (j’en ai même gagné des concours d’éloquence au lycée !). Et encore aujourd’hui, ma facilité d’expression à l’orale, je la dois en grande partie au jeu de rôle.

Autre apport du jeu de rôle, dont je ne me suis rendu compte que bien après : le storytelling. C’est après des heures et des heures en tant que MJ que j’ai passées à raconter, à mettre en scène, à préparer des histoires que je suis devenu plutôt doué je pense en « storytelling », autrement dit l’art de raconter des histoires, que ce soit pour de la fiction ou pour faire passer un message bien précis. Cela, je le dois au jeu de rôle. Dans une situation professionnelle, quand je dois mettre en scène une communication, préparer un contenu de formation, faire une présentation, mes vieux reflexes reviennent spontanément : « Quelle histoire je vais leur raconter ? Comment je vais la mettre en scène ? Quels vont être les actes de mon scénario ? Comment vais-je créer un contenu interactif et vivant ? ». Tout cela me permet donc d’être à l’aise dans ce genre de situations et donc de véhiculer le bon message à la bonne personne, grâce à cette maîtrise du storytelling acquise avec le jeu de rôle et la création de scénario.

Je retrouve également ces vieux reflexes quand je dois mener ou organiser une réunion. Je les prépare quasiment comme je prépare mes scénarios de jeu de rôle : quelle est la situation initiale ? Quel est l’obstacle à franchir ? Comment les participants (les joueurs) peuvent-ils être amenés à réfléchir pour résoudre le problème ? Quelles vont être les grandes phases de ma réunion ? Quel timing dois-je respecter ? J’ai appris tout cela en créant des scénarios de jeu de rôle et en les menant avec d’autres joueurs autour d’une table. Préparer et mener une réunion spécifique pour résoudre un problème donné est donc quelque chose de familier pour moi, grâce à ma pratique du jeu de rôle.

 

Voilà c’est tout pour cette première partie… la suite de ce que m’apporté le jeu de rôle la semaine prochaine, toujours dans cette opération « Moi, rôliste » !

Bons jeux à tous !

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